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Communiqués de Presse

Bravades funestes de Nkunda

Ceci est un editorial reflétant les vues du gouvernement des Etats-Unis

10 octobre 2008

La situation générale empire dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Le général rebelle Laurent Nkunda, foulant au pied un accord de paix qu’il a signé en janvier, a juré d’intensifier sa révolte contre le gouvernement du Président Joseph Kabila et de « libérer » ce pays instable. Cependant, cette menace relève plus de la bravade que d’une stratégie définie. S’il veut sincèrement aider le peuple congolais, il doit désengager ses troupes et résoudre ses différends à la table des négociations.

M. Nkunda, le leader du Congrès National pour le Peuple, dit qu’il défend la minorité Tutsi congolaise des attaques des rebelles Rwandais utilisant des régions de l’est de la DRC comme refuge. Mais en quatre années de combat, ses hommes n'ont réussi qu'à semer la désolation, et pas seulement dans la province du Nord Kivu.

Porter le combat dans le reste de cette immense nation de l’Afrique Centrale serait difficile et les rebelles doivent en être conscients, étant donné la pression des forces gouvernementales et des gardiens de la paix des Nations Unies à laquelle ils sont confrontés. Le fait que la déclaration de M. Nkunda fait suite à un long silence de sa part et à des rumeurs jetant le doute sur sa santé suggère que ceci n’est qu’une manœuvre audacieuse faite pour revenir au devant de la scène mondiale.

Une menace reste cependant une menace. Les Etats-Unis la condamnent fermement et relèvent encore que ce conflit détourne la RDC du problème originel créant l’instabilité dans l’est du Congo, posé par les ex-Forces Armées Rwandaises, les Interahamwe et les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda. Se charger des ces forces de manière définitive est la clé de la stabilité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.

Quatre années de combat dans l’est du Congo ont créé une catastrophe humanitaire grave qui a provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes et perturbé la livraison d’aide alimentaire vitale. L’Accord de Goma et le Communiqué de Nairobi sont les seuls cadres réellement viables pouvant amener la stabilité dans la région. Les signataires doivent respecter leurs engagements et les exécuter rapidement.