Communiqué de presse
la Déclaration de Johnnie Carson
Secrétaire d’Etat Adjoint aux Affaires Africaines, déclaration faite à la Commission des Affaires Etrangères du Senat des Etats-Unis
Le 29 avril 2009
La personne désignée par le Président Barack Obama pour occuper le poste de Secrétaire d’Etat Adjoint aux Affaires Africaines a témoigné devant la Commission des Affaires Etrangères du Senat des Etats-Unis le 29 avril 2009. Les extraits suivants ont été tirés de sa déclaration préliminaire faite à la Commission :
« Mon intérêt professionnel et mon service envers l’Afrique s’étendent sur près de quarante ans. J’ai fait parte de la génération inspirée par les mots fameux du Président John F. Kennedy : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays ». J’ai commencé mon expérience outre-mer en Afrique comme volontaire du Corps de la Paix en Tanzanie, où j’ai vécu et enseigné dans un petit village pendant trois ans. Je suis entré aux Affaires Etrangères peu après la fin de mon mandat de volontaire du Corps de la Paix. Au cours de trente ans passés au Département d’Etat, j’ai eu le privilège de servir dans six pays africains différents et j’ai occupé la fonction d’ambassadeur dans trois de ces pays. Lors de diverses missions accomplies à l’étranger, j’ai visité 40 des 48 Etats de l’Afrique sub-saharienne.
Mes années de service à travers le continent ont suscité en moi un profond respect envers les peuples d’Afrique, leur riche histoire et culture et les défis auxquels ils sont confrontés dans un monde en phase de mondialisation rapide caractérisé par les progrès technologiques et le changement climatique.
L’Afrique est importante pour les Etats-Unis pour un certain nombre de raisons. Notre histoire et notre héritage sont directement liés à l’Afrique. Plus de treize pour cent de la population des Etats-Unis est d’origine africaine, y compris notre président. Mais nos intérêts et nos préoccupations en Afrique vont au-delà des questions ethniques et des aspects liés à l’origine nationale. Ils sont fondés sur nos intérêts fondamentaux visant à promouvoir la paix et la stabilité, la gouvernance démocratique et la bonne gouvernance et la croissance économique durable à travers le continent.
Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du 21ème siècle, les plus grands événements de la longue histoire de l’Afrique n’ont pas encore été écrits. Cinquante ans après que la plupart des Etats africains ont accédé à leur indépendance, le continent lutte toujours pour traduire en réalité ses énormes potentialités et jouer un rôle plus important sur la scène mondiale. Je suis optimiste à l’égard de l’avenir à long terme de l’Afrique et je crois que le continent à la capacité de surmonter ses problèmes passés et de répondre à ses défis actuels.
Si je suis confirmé à ce poste, je me concentrerai sur quatre domaines clés :
(a) Renforcer les institutions africaines locales et encourager la bonne gouvernance et la primauté du droit ;
(b) Travailler avec les pays africains pour empêcher les conflits et renforcer les capacités en matière de médiation de conflit et de maintien de la paix ;
(c) Favoriser le développement économique et la croissance durables dans le sillage de la crise économique mondiale ; et
(d)Conclure un partenariat avec l’Afrique pour combattre les menaces mondiales que sont les pandémies, le changement climatique, l’insécurité alimentaire, le trafic de drogue et l’insécurité maritime.
J’ai présenté un programme à large spectre, mais c’est un programme qui est mutuellement bénéfique pour les intérêts de L’Afrique et des Etats-Unis. C’est un programme pour le progrès – lequel progrès renforcera les relations entre les Etats-Unis et l’Afrique et, espérons-le, fera avancer le but de chaque Africain d’atteindre la bonne gouvernance, la croissance économique durable et de faire émerger une Afrique plus prospère et jouant un plus grand rôle sur la scène mondiale.


