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Communiqués de presse

Des Virginiens contribuent à la protection des singes bonobos et de leur habitat

La forêt vierge de la région Kokolopori en RDC héberge l'espèce de primates la plus menacée du monde.

23 juin 2008

Falls Church (Virginie) - En janvier 2008, Mme Ingrid Schulze a quitté sa résidence moderne aux alentours de Washington pour se rendre au Kokolopori, une région perdue au fond de la forêt vierge de la République démocratique du Congo. Outre quelques villages, cette forêt abrite un grand nombre de bonobos, (Pan paniscus), une des cinq espèces de grands singes.

Le but du voyage de Mme Schulze a été de livrer des fournitures scolaires et ophtalmologiques aux habitants du Kokolopori et de promouvoir la mission du projet de jumelage entre la ville de Falls Church et la région du Kokolopori, qui longe le fleuve Congo dans le centre-nord de la RDC.

Mme Schulze était accompagnée de Mme Sally Coxe, la présidente de l'Initiative pour la conservation des bonobos, une association à but non lucratif de Washington consacrée à la survie de ces animaux et de la forêt tropicale qui représente leur seul habitat. Le groupe organise également des projets visant à améliorer la vie des populations qui y vivent.

C'est dans le Kokolopori, un des plus importants habitats du monde des singes bonobos, que se trouve la « Forêt de la paix des bonobos », une réserve de près de 2.000 kilomètres carrés établie grâce à un partenariat entre l'Initiative pour la conservation des bonobos et le gouvernement de la RDC. L'étendue se compose de zones de développement durable et de réserves tropicales gérées par des communautés de « Mongandus », (un peuple indigène du Kokolopori qui compte environ 8.000 personnes.)

Selon M. Albert Lokasola, le fondateur de Vie sauvage, une association partenaire du projet Kokolopori, la forêt vierge représente la seule ressource des peuples qui y vivent, et les résidents du Kokolopori sont décidés à la protéger de la menace que posent les braconniers et l'abattage illicite des arbres. D'après l'Initiative pour la conservation des bonobos, plusieurs peuples indigènes du bassin du Congo considèrent ces hominidés comme des descendants d'une très ancienne famille commune.

Mme Schulze a déclaré que grâce au jumelage de Falls Church et du Kokolopori, de nombreux Américains ont eu l'occasion de se familiariser avec les valeurs et la culture du peuple mongandu. Cette nouvelle amitié, ainsi que le partage de ressources matérielles, ont permis aux résidents de Falls Church d'améliorer la sécurité économique des habitants du Kokolopori.

« Ensemble, nous pouvons contribuer à la protection de l'espèce de primates la plus menacée du monde, participer à la lutte contre la déforestation tropicale qui aggrave le réchauffement climatique, et améliorer l'éducation de nos enfants en leur offrant d'importantes leçons sur les responsabilités du 'citoyen mondial' », a-t-elle indiqué sur le site internet du partenariat.

Les fournitures scolaires récemment livrées par Mme Schulze aux communautés du bassin do Congo ont été acquises grâce à des dons des résidents de Falls Church et ont compris des livres, des cahiers, des cartes géographiques et des sections de toiture en métal.

Elle leur a également apporté des lunettes et du matériel d'examen ophtalmologique collectés par le « Lions Club » de Falls Church, un groupe à but non lucratif dont les membres se livrent à diverses activités bénévoles. Les membres du Lions Club ont bénéficié de l'assistance de la Société victorienne de Falls Church, une association consacrée à la préservation de sites historiques.

La communauté de Falls Church continue à organiser des collectes de fonds, ceux-ci destinés à l'achat de fournitures médicales et à la rémunération d'un médecin et d'une infirmière qui travaillent dans la seule clinique de la région. Selon M. Lokasola, le paludisme, le VIH/sida, les problèmes respiratoires et les complications liées à l'accouchement sont des problèmes de santé très répandus dans le Kokolopori. C'est suite à une visite à Falls Church en 2005 de l'activiste, lui-même natif de cette région, que Mme Schulze a décidé de prôner la création du projet de jumelage.

Outre des fournitures et autres ressources scolaires et médicales, les résidents de Falls Church ont également mis de côté une somme pour alimenter un fonds de microcrédit créé par l'Initiative pour la conservation des bonobos qui permettra aux femmes du Kokolopori d'ouvrir des ateliers de couture, des fabriques de savon, ou encore des commerces de boiserie.

Selon M. Dan Gardner, le maire de Falls Church, le lien entre sa ville et la région du Kokolopori offre à ses résidents l'occasion d'approfondir leur compréhension des concepts de « la citoyenneté mondiale, la diversité culturelle et les valeurs environnementales ».

Le partenariat constitue également le seul projet de jumelage entre des communautés américaine et congolaise. Le partenariat a été établi par le biais de « Sister Cities International », (« Villes jumelles internationales »), une ONG fondée en 1956 par le président Dwight Eisenhower sur le principe de la diplomatie citoyenne.

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